Une semaine de ride sous le soleil de l’Espagne

Nous voilà de retour après une semaine passée dans les Pyrénées espagnoles à écumer les spots VTT, des Bardenas, en Navarre au congost de Mont-Rebei en Catalogne, en passant par Riglos et Ainsa en Aragon. Cerise sur le gâteau : la descente du Petit Train Jaune dans les Pyrénées Orientales le dernier jour.

En tout nous avons roulé 7 jours avec une météo de rêve et c’est paradoxalement dans le désert que nous avons eu le plus froid, notamment à cause du vent glacial qui y soufflait.

Le teaser vidéo de la semaine :

 

– Les Bardenas Reales –

Première étape donc : le désert des Bardenas Reales, un lieu hors du temps où l’ambiance est parfois irréelle. A cette période, le désert est vert, constellé de champs de blé qui ondulent sous les rafales de vent.

Désert des Bardenas Reales

Une des nombreuses cabanes de berger rencontrées dans les Bardenas

Désert des Bardenas Reales

Depuis le point de vue à l’entrée du désert on distingue bien le Castildetierra

Désert des Bardenas Reales

Road to freedom!

Désert des Bardenas Reales

On riderait bien là 🙂

Dans les Bardenas on roule principalement sur des pistes, les singles sont peu nombreux et de nombreuses zones sont totalement interdites notamment pour la préservation des rapaces. C’est le cas de la zone du Rallon et de son toboggan naturel que nous rêvions de rouler mais nous avons dû faire demi-tour avant de l’atteindre. Cette année, l’interdiction est valable jusqu’à fin août. Toutes les infos concernant les réglementations sont disponibles sur le très bon site (en français) : bardenas-reales.net

Nous avons suivi deux traces GPS récupérées sur Utagawa. La première, au départ du fameux Castildetierra nous a d’abord menés, par une piste jusqu’au Castillo de Peñaflor, curieux édifice naturel entouré de pins maritimes. Après un court passage grisant en single à flanc de falaise le tracé rejoint la piste du début et on attaque la montée à la Punta de la Estroza, un formidable point de vue à 360°.

Désert des Bardenas Reales

C’est parti !

Castillo de Peñaflor - Bardenas Reales

Castillo de Peñaflor

Depuis la Punta de la Estroza la vue s’étend à perte de vue.

Désert des Bardenas Reales

Pas vilaine la vue !

Désert des Bardenas Reales

Les Pyrénées encore bien blanches début mai

Désert des Bardenas Reales

C’est par là qu’on descend

Désert des Bardenas Reales

Il est bien là le Process 🙂

Désert des Bardenas Reales

Poseur

Désert des Bardenas Reales

Poseur bis

De là on descend plein pot pour rejoindre le barranco de Las Limas que l’on va suivre quasiment jusqu’au point de départ. La progression dans le barranc n’est pas aisée, et il faut sans cesse changer de rive en évitant les sables mouvants 🙂 Heureusement il n’y a pas beaucoup d’eau. Ca vaut quand même le détour mais on est content d’en sortir !

Désert des Bardenas Reales

Dans le barranc

Désert des Bardenas Reales

Les portages sont nombreux pour traverser les sortes de sables mouvants

Désert des Bardenas Reales

Ambiance far west

Désert des Bardenas Reales

Encore un portage

Désert des Bardenas Reales - Castildetierra

Le Castildetierra

Désert des Bardenas Reales

Au départ de la seconde boucle

Désert des Bardenas Reales

On est bien dans un désert 🙂

De la terre craquelée et une vieille cabane de berger, voici deux images qui résument bien le désert des Bardenas, un endroit unique et absolument dépaysant. Nous y retournerons hors période d’interdiction pour pouvoir rouler le fameux Rallón.

Désert des Bardenas Reales

Kona et vieux canap’

La vidéo des Bardenas :

 

La trace GPS du 1er jour :

La trace GPS du second jour :

– Riglos – Villalangua –

Nous quittons ensuite les Bardenas en direction de Riglos, à 150 km à l’est, dans la province de Huesca, dont les célèbres Mallos sont réputés pour l’escalade, et on comprend pourquoi !

Cependant le terrain se prête également très bien à la pratique du VTT, et nous avions repéré un beau parcours au départ du hameau de Villalangua.

Nous avons profité de notre première après-midi sur place pour monter au mirador des los buitres, sur les hauteurs de Riglos, sous un soleil de plomb.

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Le petit village de Riglos blotti au pied de ses falaises

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Bienvenido a Riglos!

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Dans le village

Riglos - en montant au mirador de los buitres

Ca va commencer à grimper

Après 3 km la piste se transforme en single et s’élève fortement pour rejoindre, 2 km plus loin, une autre piste menant au mirador. On passe alors à côté de l’Ermitage de la vierge de Marcuello qui mérite le détour.

Ermitage de la vierge de Marcuello

Ermitage de la vierge de Marcuello

Mirador de los buitres Riglos

Depuis le mirador la vue est impressionnante

Nous avons passé la nuit au camping Armalygal, à Murillo de Gállego, entre Riglos et Villalangua, point de départ de la rando du lendemain. Nous étions pour ainsi dire seuls, dans un superbe environnement.

Camping Armalygal - Murillo de Gállego

Un camping tip top, au coeur des oliviers

Le lendemain, direction donc le petit hameau de Villalangua pour suivre une trace GPS encore une fois récupérée sur Utagawa, qui s’annonçait physique et cassante et c’était bien le cas 🙂

Il fait frisquet lorsque nous attaquons, et le bonnet se supporte mais au fur et à mesure que nous nous élevons le soleil, de plus en plus présent, nous réchauffe.

Villalangua VTT

Le soleil est appréciable

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Salut 🙂

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Ca monte, ça monte…

Après 10 km de montée régulière sur piste, qui nous fait prendre 600 mètres de dénivelé, nous passons un col et débouchons sur une portion de 5 km d’abord descendante, puis remontant fortement sur un single avant d’atteindre le début de la descente. Les choses sérieuses vont commencer !

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Et ça descend !

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Et ça continue !

Une descente épique : 5 km pour 600 mètres de D- 100 % sur single ! Des épingles bien serrées, du cassant, du roulant, toujours la vue sur les Pyrénées et une cascade. Assurément une des plus belles descentes du séjour, merci à l’auteur de la trace !

La vidéo de Riglos et Villalangua :

 

La trace GPS du 1er jour :

La trace GPS du second jour :

– Ainsa Zona Zero –

Là on entre dans le vif du sujet, Ainsa est tout simplement la Mecque du VTT enduro, en tout cas c’est ce qu’on nous avait dit. Et bien c’est vrai !

Tout ici est pensé autour de l’enduro avec une trentaine de circuits balisés ou non, au départ d’Ainsa ou des villages alentours.

Nous avions prévu de passer deux jours sur place et autant dire que le choix des parcours a été difficile. Nous avons finalement jeté notre dévolu sur le circuit ZZ-007 le premier jour, un rouge, pour tâter le terrain. Au programme : 25 km pour 825 mètres de D+ et la fameuse portion descendante “Maxiavalanche”. Un RÉ-GAL !! Et un concentré de ce pourquoi on roule 🙂 Des montées soutenues dans lesquelles il faut s’arracher, des descentes tantôt ultra roulantes et rapides tantôt cassantes et techniques, et pour ne rien gâcher des points de vue à couper le souffle tout le long.

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Le massif du Mont Perdu

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Toboggan naturel

Dans le petit village de Torrelisa

Dans le petit village de Torrelisa

Ainsa c’est un concentré de ride plaisir, il n’y a absolument rien à jeter ! Le terrain est très varié et les sentiers toujours très bien entretenus. Le balisage est quant à lui impeccable, à aucun moment nous n’avons cherché le chemin. On n’a plus qu’une envie c’est y retourner !

Montée paisible en sous-bois

Montée paisible à l’ombre des chênes

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Le pied…

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… Encore le pied…

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… Toujours le pied !

Le village médiéval d'Ainsa

Le village médiéval d’Ainsa

Ainsa c’est un village médiéval qui mérite largement le détour. Déambuler dans les rues empierrées est très agréable. Et boire un coup sur la grande place est obligatoire 🙂

Depuis le balcon de la ville

Depuis le balcon de la ville

Le second jour on est monté d’un cran en difficulté avec un circuit noir, le ZZ-020 appelé plus poétiquement Viaje al coño del mundo ou Voyage au con du monde, au départ du petit village de MargudguedC’est 20 km et 977 mètres de d+ qui nous attendent.

C’est simple, en gros ça monte pendant 10 km puis ça descend pendant 10 autres. Les montées sont là-aussi très variées, du coup-de-cul vicieux à la longue piste “tranquille”.

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Un des nombreux passages dans un lit de rivière

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C’est par où là ?

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Joli décor

Le point culminant du circuit se trouve à Morcat, un hameau complètement isolé et abandonné. La vue y est incroyable. On n’a pas envie d’en repartir 🙂

Pourtant ce qui nous attend ensuite est de tout premier ordre. Une descente technique à souhait dans la caillasse puis la terre meuble qui rappelle beaucoup les pistes de la Massana en Andorre.

Après ça le terrain change et on emprunte un sentier en balcon sous les pins extrêmement rapide jusqu’à rejoindre la civilisation.

En chemin il est possible de faire un petit détour par le “Coño del mundo”. Nous avons loupé l’embranchement…

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En arrivant à Morcat

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Il ne voulait plus partir…

On n’a pas pris le temps de faire des photos dans la descente, c’était trop grisant !

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Dans le barranc

La vidéo d’Ainsa :

 

La trace GPS du 1er jour :

La trace GPS du second jour :

– Congost de Mont-Rebei –

Avant-dernière étape de notre trip : le congost de Mont-Rebei, que j’avais découvert à pied avec Djam il y a deux ans et dans lequel nous nous étions promis de revenir poser les crampons.

C’est donc ce que nous avons fait 🙂

Le défilé de Mont-Rebei est traversé par un sentier creusé à même la roche, au milieu de parois de plus de 500 mètres de haut. Au centre il ne fait pas plus de 20 mètres de large. Ambiance garantie !

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Un pont suspendu marque l’entrée des gorges

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Dans le vif du sujet

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Le Kona profite de la vue

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Vue d’ensemble sur le chemin

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Ca continue…

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Bientôt la sortie

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Depuis l’extrémité sud des gorges

Après avoir passé les gorges nous avons poursuivi jusqu’à l’ermitage de la Mare de Déu, en restant rive gauche. Le chemin s’est avéré excellent pour le VTT, 100% single, souvent cassant, parfois très roulant, avec de bons raidars et de sacrée portions de descente !

Nous sommes revenus à la voiture par le même itinéraire.

Direction l'Ermitage de la Mare de Déu de la Pertusa

Direction l’ermitage de la Mare de Déu de la Pertusa sur son éperon rocheux

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Les gorges vues depuis l’ermitage

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L’ermitage

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Pause contemplative

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Sur le chemin du retour

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Dernier arrêt…

La vidéo de Mont-Rebei:

 

La trace GPS :

– La descente du petit Train Jaune –

Pas de photos pour cette étape, on a juste pris notre pied dans cette descente géniale !

 

 

– La carte du road trip et les étapes –

– Pratique –

Bardenas :

Hébergement : Camping Bardenas à Villafranca, à 20 km d’Arguedas, la principale porte d’entrée du désert. Confortable mais bruyant, notre emplacement était situé à proximité de la route. campingbardenas.com

Certaines zones du désert sont soumises à des restrictions d’accès. Toutes les infos sont disponibles en français sur l’excellent site bardenas-reales.net

Plusieurs itinéraires VTT sont balisés mais ils n’empruntent la plupart du temps que les pistes. Pour sortir un peu des sentiers battus, tout en respectant les interdictions (ce qui n’est pas toujours évident), on trouve plusieurs traces GPS sur Utagawa par exemple.

Riglos :

Hébergement : camping Armalygal à Murillo de Gállego, à 10 km de Riglos. Accueil très sympa et emplacements de rêve sous les oliviers face aux falaises de Riglos. armalygal-camping.com

Les possibilités pour rouler dans le secteurs sont très importantes. Le site est jalonné de sentiers qui invitent au ride. Nous avions récupéré deux traces GPS, toujours sur Utagawa, dont une de JPR31 que nous remercions chaudement !

Ainsa Zona Zero :

Hébergement : camping Ainsa – El Pueyo de Araguás. Accueil là aussi très sympa et camping quasiment pour nous tout seuls. Un petit single permet de rejoindre facilement le village depuis le camping. Le village d’ailleurs est à visiter absolument.

Concernant le ride, toutes les infos sont sur le site bttpirineo.com. C’est une véritable mine d’or qui permet de tout planifier avant son séjour. Tous les circuits y sont détaillés et on peut également télécharger les traces GPS. Vous trouverez sur place une carte qui recense tous les parcours et plusieurs panneaux d’affichage sont également présents aux départs des parcours dans le village. Ils font les choses bien à Ainsa !

Il y également sur place un magasin de vélo Intersport avec tout ce qu’il faut pour se dépanner et plus encore.

Mont-Rebei :

Le premier camping étant relativement loin des gorges, nous avons bivouaqué proche des parkings. Ce n’est pas ce qu’il y a de plus idyllique mais ça permet d’attaque tôt et d’éviter la foule.

C’est un endroit très fréquenté. D’ailleurs un immense parking avait poussé depuis notre dernière visite il y a deux ans.

Le printemps est une bonne période pour découvrir Mont-Rebei, notamment car le niveau de l’eau est encore haut, qu’il ne fait pas trop chaud et qu’il n’y a encore pas trop la foule.

Petit Train Jaune :

Petit bonus de notre road trip : la descente du petit Train Jaune dans les Pyrénées Orientales. Comme on passait à côté on n’allait pas s’en priver.

Nous avons passé la nuit au camping de Fontpédrouse. Super accueil et vraiment pas cher : campingfontpedrouse.com

Le Kona Process 134 DL

Ces 7 jours de ride ont été l’occasion de tester le Kona Process 134 DL. Le compte-rendu détaillé de cet essai est disponible ici : ilovebicyclette.com/2016/05/21/essai-du-kona-process-134-dl-2016